Chapitre 17

 

 

VERSOPN IMPRIMABLE

 

 

METABOLISME TISSULAIRE CHEZ LES MAMMIFERES

 

 

OBJECTIFS

 

De l’enseignant

 

Replacer les grandes voies métaboliques dans le contexte tissulaire au niveau du foie, du tissu adipeux, du muscle squelttique et du cerveau.

Insister sur les variations métaboliques induites par la disponibilités des substrats, les niveaux des concentrations enzymatiques  et  les différentes régulations des activités des enzymes.

Montrer comment les princepaus tissus  peuvent être spécialisés dans l’élaboration, dans la distribution ou le stockages des substrats énergétiques.

Expliquer comment  les différentes hormones, sécrétées pendant la séquence des différentes périodes suivant le repas, interviennent dans les fonctions anaboliques et/ou cataboliques des principaux tissus.

Evoquer l’importance des échanges entre les tissus et le rôle fondamental du sang

Résumer sur  schéma les principaux échanges inter-tissulaires entre le foie, le tissu adipeux, le muscle squelttique et le cerveau.

 

 

De l’étudiant

 

L’étudiant est supposé connapitre les grandes voies métaboliques qui ont servi de base à au cours général du métaboliqme. Dans ce chapitre son objectif sera d’élagir ses connaissances en les situant au niveau des tissus. Pour cela il doit :

 

Connapitre la séquence des périodes suivant la prise d’un repas : état absortif ou post prrandial, etat post absorptifet état de jeûne.

Bien les acteurs de modifications du métabolisme et les temps de réponse, que ce soit au niveau de la disponibilité des substrats ou des différents types de régulation enzymatiques.

Pouvoir retrouver le fonctionnement d’un tissu suivant la concentration sanguine des hormones :insuline, gulucagon et adrénaline.

Savoir décrire les types et les niveaux d’échanges entre les différents tissus pris deux à deux, sans oublier le rôle prépondérant du foie en fonction des états de nutrition de l’organisme.

 

 

 


PLAN

 

OBJECTIFS

1 - INTRODUCTION

2 - SEQUENCE DES Diffferentes périodes à l’issue d’un repas.

2.1 - PERIODE ABSORPTIVE OU POST PRANDIALE

2.2 - PERIODE POST ABSORPTIVE

2.3 - PERIODE DE JEUNE

3 - CHANGEMENTS ENZYMATIQUES

4 -  LE FOIE

4.1 - METABOLISME hepatique A L’ETAT ABSORPTIF

4.1.1 – METABOLISME GLUCIDIQUE

4.1.2 – METABOLISME HEPATIQUE DES ACIDES GRAS

4.1.3 – METABOLISME HEPATIQUE DES ACIDES AMINES

4.2 - METABOLISME hepatique A L’ETAT POST ABSORPTIF

4.2.1 – METABOLISME GLUCIDIQUE

4.2.2 – METABOLISME DES ACIDES GRAS

5 – LE TISSU ADIPEUX

5.1 - METABOLISME A L’ETAT ABSORPTIF

5.1.1 – METABOLISME GLUCIDIQUE

5.1.2 – mETABOLISME LIPIDIQUE

5.2 - METABOLISME A L’ETAT POST ABSORPTIF et de jeune

5.2.1 – METABOLISME GLUCIDIQUE

5.2.2 – METABOLISME LIPIDIQUE

6 - muscle SQUELETTIQUE (ou strié)

6.1 – METABOLISME A L’etat absorptif

6.1.1 – metabolisme glucidique

6.1.2 – METABOLISME LIPIDIQUE

6.1.3 – METABOLISME DES ACIDES AMINES

6.2 – METABOLISME A L’etat POST absorptif ET de jeune

6.2.1 – METABOLISME GLUCIDIQUE

6.2.2 – METABOLISME LIPIDIQUE

6.2.3 – METABOLISME DES ACIDES AMINES

6.3 – METABOLISME A L’etat de repos et au cours d’un exercice physique

7 - Le muscle cardiaque

8 - LE CERVEAU

8.1 - METABOLISME GLUCIDIQUE

8.1.1 – PERIODE  absorptiVE et post PRANDIALE

8.1.2 – PERIODE POST ABSOPTIVE ET de jeune

8.2 - METABOLISME LIPIDIQUE DU CERVEAU

9 - INTERACTIONS ENTRE LES DIFFERENTS METABOLISMES

9.1 - ENVIRONNEMENT DES ECHANGES : LE SANG des Animaux

9.2 – Echanges inter-tissulaires

9.2.1 – Echanges inter-tissulaire à l’état absorptif

9.2.2 – Echanges inter-tissulaire à l’état post absorptif et de jeune

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 - INTRODUCTION

 

Une comparaison des métabolismes chez les  végétaux et chez les animaux révèle que celui observé chez les animaux est plus complexe.

 

            Chez les végétaux :

            - la production de l’énergie est assurée par le processus de la photosynthèse dans laquelle l’énergie lumineuse est transformée en ATP.

 

            - le métabolisme est orienté essentiellement vers la biosynthèse dont le niveau excède de loin les besoins des plantes. Ceci explique l’accumulation de produits : glucides, lipides, protéines et autres composés très utiles qui sont mis à la disposition des animaux et de l’homme sous forme d’aliments, de médicaments, bois d’oeuvre, etc.

 

            Chez les animaux :

La production de l’énergie se fait à partir des glucides, des lipides et des protéines qui leur sont fournis sous forme d’aliments. Ils subissent une séquence de dégradations : dégradation préliminaire (glycolyse pour les glucides, b-oxydation pour les acides gras et désamination pour les acides aminés issus de l’hydrolyse des protéines), production d’acétyl-CoA, oxydation des acétyl-CoA dans le cycle de Krebs pour la production des cofacteurs réduits riches en énergie, et enfin oxydation de ces cofacteurs couplée à la production de l’ATP dans la phosphorylation oxydative.

 

L’utilisation des aliments est possible grâce à leur transformation séquentielle dans le tractus digestif qui les hydrolysent enzymatiquement en leurs sous-unités monomériques. Ces dernieres, seules, sont  capables d’être absorbées au niveau de l’estomac et de  l’intestin. Après absorption, les oses, les acides aminés et quelques triglycérides passent dans le sang et sont transportés jusqu’au foie. Le reste des triglycérides gagnent par une voie différente les cellules adipeuses. Le système de vascularisation de l’estomac, de l’intestin grêle et du pancréas fait jeter les vaisseaux qui en sortent dans la veine porte du foie avant de se jeter dans la circulation générale. De ce fait le foie se trouve  baigné par les nutriments venant de l’estomac, de l’intestin et l’insuline sécrétée par le pancréas. Cette position stratégique du foie va lui conférer un rôle majeur dans le métabolisme des animaux. Il va prélever, stocker, transformer les nutiments en substrats énergétiques et en précurseurs de biosynthèse et enfin les distribuer aux tissus périphériques.

 

Le foie a la possibilité d’adapter son fonctionnement à la nature des aliments. Il est aussi  à l’écoute des besoins des différents tisssus. La qualité, la quantité, la vitesse de distribution des produits aux autres tissus dépend de l’intervalle entre les repas et du métabolisme de ces tissus.

 

Après un repas les hépatocytes baignent donc dans un environnement sanguin riche en glucose, acide gras, acides aminés et insuline. La présence de cette hormone va orienter donc tout le métabolismedes tissus à partir du foie.

 

Pour mieux comprendre les échanges intercellulaires, il nous sera utile de distinguer et de caractériser les différentes périodes suivant un repas

 

 

OBJECTIFS

 

1 - INTRODUCTION

2 - SEQUENCE DES PËROPDES

3 - CHANGEMENTS ENZYMATIQUES

4 -  LE FOIE

5 – LE TISSU ADIPEUX

6 – MUSCLE SQUELETTIQUE

7 – LE MUSCLE CARDIAQUE

8 - LE CERVEAU

9 - INTERACTIONS METABOLIQUES

.

 

2 - SEQUENCE DES Diffferentes périodes à l’issue d’un repas.

 

On peut distinguer trois périodes : période post prandiale ou absorptive, période post absorptive et enfin période de jeûne.

2.1 - PERIODE ABSORPTIVE OU POST PRANDIALE

La période post prandiale ou absorptive est celle pendant laquelle l’organisme se trouve à l’état post prandial ou absorptif. Elle couvre les quatre premières heures après un repas. On assiste à un accroissement transtoire du glucose, acides aminés et des lipides (sous forme de chiylomicrons) dans le plasma sanguin. Les nutriments affluent au niveau des tissus. L’organisme y répond au niveau du pancréas par une sécrétion importante de l’insuline alors que celle du glucagon est inhibée. Le métabolisme est orienté vers des synthèses en vue de stockage notamment des glucides et des lipides. Compte tenu de la disponibilité du glucose tous les tissus peuvent l’utiliser comme source d’énergie.

2.2 - PERIODE POST ABSORPTIVE

La  période  post absorptive (état post absorptif) se situe entre 4 et 12 heures après un repas. Le rapport Insuline/Glucagon décroît et s’inverse. Elle est considérée comme une période catabolique caractérisée par la phosphorolyse du glycogène, la dégradation des lipides de réserves et la dégradation des protéines. Des mobilisations des substrats énergétiques ont lieu dans le foie, les adipocytes et les muscles. Le foie  traite, élabore et  distribue glucose, acides gras aux autres tissus.

 

Chez les organismes bien nourris on ne rencontre pratiquement que ces deux périodes compte tenu de la prise des repas à intervalles réguliers.

2.3 - PERIODE DE JEUNE

            De 12 à 24 heures et au-delà après un repas, s’installe la période de jeûne. Les causes peuvent être nombreuses : pénurie alimentaire, cure d’amaigrissement, maladie, etc. A la 25e heure, les ressources énergétiques disponibles chez un adulte de 70 kg sont : 0.2 kg de glycogène hépatique, 15 kg de triacylglycérols, 6 kg de protéines. L’action du glucagon sera renforcée par celle de l’adrénaline et de la noradrénaline pour résoudre les deux problèmes vitaux suivants : assurer le maintien de la glycémie et la fourniture du glucose au cerveau d’une part, fournir les substrats énergétiques alternatifs aux autres tissus.

 

 

OBJECTIFS

 

1 - INTRODUCTION

2 - SEQUENCE DES PËROPDES

3 - CHANGEMENTS ENZYMATIQUES

4 -  LE FOIE

5 – LE TISSU ADIPEUX

6 – MUSCLE SQUELETTIQUE

7 – LE MUSCLE CARDIAQUE

8 - LE CERVEAU

9 - INTERACTIONS METABOLIQUES

 

3 - CHANGEMENTS ENZYMATIQUES

Des traits enzymatiques caractérisent l’organisme à l’état bien nourri et l’organisme à l’état de jeûne. Des modifications importantes surviennent  lors du passage d’un état à l’autre. La circulation des métabolites intermédiaires entre les différentes voies métaboliques, qui vont conditionner les échanges de substrats entre les différents tissus, est contrôlée par les mécanismes suivants : disponibilité des substrats, activation ou inhibition allostérique des enzymes, modification covalente des enzymes, induction et répression des enzymes. La mise en œuvre du contrôle par la disponibilité des substrats est de quelques minutes, celle occasionnée par les modifications covalentes est de quelques heures et la régulation enzymatique par induction ou répression se met en place seulement au bout de quelques jours.

 

Que ce soit à l’état bien nourri ou non, les activités de certaines enzymes peuvent être affectées par des effets allostériques. L’un des exemples qu’on  peut donner est  la régulation allostérique réciproque de la glycolyse et de la néoglucogenèse hépatiques. Grâce au fructose 2,6-bisphosphate élaboré dans le foie, la phosphofructokinase 1 (PFK 1) est activée (stimulation de la glycolyse), alors que la fructose 1,6-bisphosphatase 1 (FBP 1) est inactivée (inhibition de la néoglucogenèse, voir le chapitre de la néoglucogenèse).

 

Les modifications les mieux connues se traduisent par la phosphorylation de la sérine, thréonine ou tyrosine au niveau de certains sites spécifiques des enzymes cibles. A l’état bien nourri les enzymes régulées par ce mécanisme sont actives sous forme déphosphorylée (glycogène synthase, pyruvate déshydrogénase, etc.) sauf dans trois cas : glycogène phosphorylase, triglycéride lipase hormonosensible, fructose 2,6 bisphosphatase (FBP 2).

 

Ce mécanisme ne porte pas sur l’activité des enzymes présentes mais sur l’augmentation (induction) ou sur la réduction (répression)

de leur quantité, modifiant ainsi la quantité des protéines totales. Ces modifications se mettent en place dans des conditions physiologiques données. A l’état bien nourri qui entraîne l’hyperglycémie et sécrétion de l’insuline, les enzymes hépatiques sont sujettes à ces types de modifications. C’est ainsi que nous avons l’induction des enzymes impliquées dans le métabolisme du glucose, à savoir glucokinase, pyruvate kinase, acétyl-CoA carboxylase, glucose 6-phosphate déshydrogénase, etc. Le passage à l’état absorptif prolongé et de jeûne favorise l’induction de la glucose 6-phosphatase, fructose 1,6-bisphosphatase, phosphoénolpyruvate carboxykinase, etc.   

 

 

OBJECTIFS

 

1 - INTRODUCTION

2 - SEQUENCE DES PËROPDES

3 - CHANGEMENTS ENZYMATIQUES

4 -  LE FOIE

5 – LE TISSU ADIPEUX

6 – MUSCLE SQUELETTIQUE

7 – LE MUSCLE CARDIAQUE

8 - LE CERVEAU

9 - INTERACTIONS METABOLIQUES

4 -  LE FOIE

4.1 - METABOLISME hepatique A L’ETAT ABSORPTIF

            Le foie occupe une position unique dans le métabolisme. Le système de drainage sanguin de l’estomac, de l’intestin grêle et du pancréas est conçu de telle sorte qu’il se jette dans la veine porte  qui arrive au foie. Par ce processus, le foie se trouve inondé par les nutriments issus de la digestion d’un repas. En même temps il reçoit, en réponse à la présence des glucides et des acides aminés, l’insuline sécrétée par le pancréas. Cette situation lui permet de prélever le surplus des substrats, de les traiter, de les stocker et de les distribuer aux autres tissus.

4.1.1 – METABOLISME GLUCIDIQUE

Le métabolisme du foie est plutôt orienté vers la production du glucose que vers sa consommation. Cependant chez les organismes bien nourris et en phase absorptive (post prandiale), son rôle de traiteur des nutriments, arrivant en abondance, le fait fonctionner comme un consommateur.

Le glucose, présenté au foie par la veine porte,  rentre rapidement dans les hépatocytes. Ce transport n’est pas contrôlé par l’insuline. On estime que sur l00 g de glucose arrivant au foie, approximativement 60 g y sont piégés et retenus. Le métabolisme du foie dans ces conditions revêt différents aspects essentiellement favorisés par niveau élevé de l’insuline.

 

L’élévation de la concentration du glucose dans les hépatocytes active la glucokinase qui phosphoryle le glucose en glucose 6-phsphate. :

 

Le glucose 6-phosphate est le précurseur de la synthèse du glycogène. Le glucose est stocké sous forme de glycogène dans le foie par l’intermédiaire des réactions de la glycogénogenèse. L’insuline assure l’inhibition de la glycogène phosphorylase et l’activation de  la glycogène synthase (voir métabolisme du glycogène, chapitre 6).

 

La disponibilité du glucose 6-phosphate combinée à une intense lipogenèse  (synthèse des acides gras) active la voie des pentoses phosphates pour la production du NADPH,H+, pouvoir réducteur, indispensable à la synthèse des acides gras et du cholestérol.

 

Elle est catalysée par la  glucose 6-phosphatase hépatique en glucose libre. Seuls les reins possèdent une enzyme à activité similaire.

 

Glucose 6 -phosphate + H2O ¾® glucose + Pi

 

Le glucose est libéré dans le sang pour maintenir la glycémie. Lorsque la quantité du glucose est limitée dans le sang c’est la voie la plus  utilisée car la glycémie sanguine doit être entretenue à tout prix pour que le sang soit en mesure de continuer à remplir ses autres fonctions.

 

Le glucose 6-phosphate  entre dans la voie glycolytique, le pyruvate produit est transformé en acétyl-CoA. Les Acétyl-CoA alimentent  le cycle de Krebs où ils sont oxydés complètement en CO2 avec formation de cofacteurs réduits riches en énergie. L’oxydation de ces derniers dans la phosphorylation oxydative est couplée à la production de l’ATP

 

Dans le cas d’une alimentation équilibrée en glucides, lipides, acides aminés et  protéines, l’énergie dans le foie est fabriquée à partir des acides gras.

 

Lorsque le glucose est en excès après avoir assuré le maintien de la glycémie  et reconstitué les réserves en glycogène du foie, le glucose 6-phosphate est dégradé jusqu’au niveau de l’acétyl-CoA, précurseur  de la synthèse des acides gras, des lipides et du cholestérol.

 

4.1.2 – METABOLISME HEPATIQUE DES ACIDES GRAS

Le foie est le premier centre de synthèse de novo des acides gras et des triacylglycérols. Après un repas on assiste aux évènements suivants :

 

Elle résulte du fait que l’énergie apportée par les aliments excède de loin les besoins de l’organisme. La stimulation de la synthèse des acides gras est favorisée par la disponibilité en acétyl-CoA (issus du l’oxydation du pyruvate) et en NADPH,H+, pouvoir réducteur nécessaire,  fourni par l’activation de la voie des pentoses phosphates en présence du glucose 6-phosphate. En présence d’insuline, l’acétyl-CoA carboxylase est activée par déphosphorylation et catalyse la formation du malonyl-CoA, substrat et en même temps régulateur de la voie de synthèse des acides gras. Des acides gras libres peuvent se retrouver dans le sang, liés à l’albumine plasmatique à raison d’environ 10 molécules d’acides gras pour une molécule d’albumine. Sous forme ainsi liée, les acides gras sont transportés par le sang jusqu’aux tissus utilisateurs qui les captent par diffusion passive.

 

La forte disponibilité des acides gras, synthétisés de novo ou issus de l’hydrolyse des triacylglycérols, l’activation de la glycolyse par l’insuline sanguine qui permet la formation du glycérol 3-phosphate, créent les condition pour une active synthèse des triacylglycérols. Ces derniers s’associent à des protéines pour former des lipoprotéines (VLDL) qui sont excrétées dans le sang et distribuées aux tissus utilisateurs en particulier au tissu adipeux.

 

Notons que l’acétyl-CoA est aussi utilisé pour la synthèse du cholestérol entrant dans la constitution des membranes. Il est aussi le précurseur des hormones stéroïdiennes et des sels biliaires indispensables à la digestion et à l’absorption des lipides alimentaires.

Figure 1 -  Résumé des principales voies métaboliques dans le  foie à l’état absorptif

 

4.1.3 – METABOLISME HEPATIQUE DES ACIDES AMINES

Le fonctionnement du foie donne une vue d’ensemble du métabolisme des acides aminés. Ces composés proviennent de la dégradation des protéines alimentaires ou tissulaires. Le métabolisme évoqué ici ne concernera que la période absorptive pendant laquelle ils sont disponibles. Lorsqu’ils arrivent au niveau du foie ils  peuvent avoir plusieurs destins : utilisation comme précurseurs pour la synthèse des protéines et d’autres molécules importantes, dégradation et récupération  des squelettes carbonés.

 

Compte tenu du rôle primordial du foie pour un animal et de son activité intense, les constituants protéiques des hépatocyte ont un renouvellement rapide. Une protéine hépatique a une demi-vie de quelques jours. Les acides aminés sont alors utilisés pour reconstituer les protéines hépatiques et pour synthétiser les protéines plasmatiques qui, toutes, proviennent du foie.  Une partie des  acides aminés peuvent aussi quitter le foie et rejoindre d’autres tissus où ils sont transformés en protéines au cours de la traduction des gènes, en vue de la synthèse des protéines spécifiques de ces tissus.

 

Contrairement au glucose dont le surplus peut être stocké sous forme de glycogène  et aux acides gras qui peuvent être convertis en triacylglycérols de réserve, les acides aminés en excès ne peuvent ni être stockés ni être excrétés. Ils sont alors désaminés avec production :

 

- de  NH4+ qui doit être éliminé par différentes voies dont l’uréogenèse.

- d’un squelette carboné qui peut être glucogène ou cétogène. Lorsqu’il est  cétogène il est oxydé en acétyl-CoA et suit le devenir de ce composé. Lorsqu’il est glucine ou glucoformateur  il est converti en précurseur de la néoglucogenèse.

 

Certains acides aminés interviennent dans la synthèse des nucléotides, hormones et coenzymes.

 

4.2 - METABOLISME hepatique A L’ETAT POST ABSORPTIF

4.2.1 – METABOLISME GLUCIDIQUE  

Plusieurs heures après un repas, le glucose sanguin et l’insuline ont suffisamment baissé pour déclencher l’augmentation de  sécrétion du glucagon. Pour répondre à la baisse du glucose et maintenir un approvisionnement correct au cerveau et aux tissus utilisateurs on observe les évènements suivants :

 

Sous l’action de la glycogène phosphorylase on assiste à une phosphorolyse du glycogène en glucose 1-phosphate qui est ensuite isomérisé en glucose 6-phosphate. Le glucose est ensuite libéré dans le sang sous l’action de la glucose 6-phosphatase hépatique.  Le maintien de la glycémie par ce processus est transitoire puisque les réserves du foie sont limitées et s’épuisent au bout de 24 heures.

 

La néoglucogenèse  démarre environ 4 heures après le dernier repas et constitue la fonction vitale du foie lorsque la période post absorptive est suivie d’un jeûne prolongé. L’organisme mobilise tous les précurseurs, acides aminés, glycérol, lactate pour fabriquer du glucose. La néoglucogenèse joue un rôle important dans le maintien de la glycémie la nuit et pendant le jeûne qui suit.

 

Figure 2 : Résumé des principales voies métaboliques dans le foie à l’état post absorptif et pendant le jeûne

 

4.2.2 – METABOLISME DES ACIDES GRAS

A l’état post absorptif et de jeûne, le métabolisme lipidique est orienté essentiellement orienté vers la dégradation et la production de corps cétoniques.

 

Pendant la période post absorptive il y une forte activation de la b-oxydation des acides gras provenant de l’hydrolyse des triacylglycérols des adipocytes. Ils  constituent la principale source énergétique du foie. Ils suivent alors la séquence des voies de production de l’ATP.

 

Seul le foie possède l’aptitude à synthétiser les corps cétoniques sous  forme d’acétoacétate et de b-hydroxybutyrate et d’acétone. Cette synthèse est favorisée par l’excès d’acétyl-CoA, produits après la b-oxydation et  non utilisés par le foie pour former de l’ATP. Pendant le jeûne, les corps cétoniques sont considérés comme des molécules énergétiques importantes. Ils  sont excrétés et acheminés par la voie sanguine vers les tissus périphériques utilisateurs (cerveau, muscles striés et cardiaque, etc.). Ces corps cétoniques peuvent être considères comme des formes de transport de radicaux acétyles. Leur synthèse est l’une des réponses majeures du foie aux problèmes engendrés par le jeûne

 

 

 

OBJECTIFS

 

1 - INTRODUCTION

2 - SEQUENCE DES PËROPDES

3 - CHANGEMENTS ENZYMATIQUES

4 -  LE FOIE

5 – LE TISSU ADIPEUX

6 – MUSCLE SQUELETTIQUE

7 – LE MUSCLE CARDIAQUE

8 - LE CERVEAU

9 - INTERACTIONS METABOLIQUES

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5 – LE TISSU ADIPEUX

Le tissu adipeux est formé d’adipocytes, lieu de synthèse et de stockage des lipides de réserves (triacylglycérols ou triglycérides). Par rapport au foie il arrive seulement en seconde position quant à son aptitude à distribuer des nutriments énergétiques à l’organisme. Chez un individu de 70 kg, le tissu adipeux représente 14 kg soit approximativement 50 % de sa masse musculaire. Chez l’obèse le tissu adipeux peut constituer jusqu’à 70 % du poids total du corps

5.1 - METABOLISME A L’ETAT ABSORPTIF

Le métabolisme est orienté essentiellement vers l’anabolisme. L’excès des substrats énergétiques (glucides, lipides, protéines) est converti en triacylglycérols et stocké sous cette forme (lipides de réserve). Les voies métaboliques principales rencontrées dans le tissu adipeux à l’état absorptif sont résumées dans la figure 3..

5.1.1 – METABOLISME GLUCIDIQUE

Chez un individu bien nourri, on assiste à un transport important du glucose dans les adipocytes, favorisé par une élévation du taux de l’insuline dans le sang (figure 3). 

 

 

 

 

Il faut noter que chez les humains, la synthèse de novo des acides gras dans les adipocytes, à partir du glucose 6-phosphate, n’est qu’un processus secondaire.

Figure 3 : Résumé des principales voies métaboliques dans le tissu adipeux à l’état absorptif

 

5.1.2 – mETABOLISME LIPIDIQUE

            Il est sous la dépendance de la disponibilité des substrats et de la concentration de l’insuline dans le sang. On observe à l’état absorptif (figure 3) :

 

La synthèse des acides gras dans les adipocytes n’est pas une voie majeure pendant cette phase. Les acides gras proviennent d’une alimentation riche en graisses, qui, après absorption, sont présentés au niveau des adipocytes sous forme de chylomicrons transportés par la voie sanguine.  A un moindre degré ces acides gras peuvent aussi être importés du foie sous forme de lipoprotéines (sous forme de VLDL).

 

Les acides gras sont libérés des chylomicrons (provenant de l’intestin) et des VLDL du foie par une lipoprotéine lipase, une enzyme  extracellulaire attachée aux parois des vaisseaux capillaires des tissus utilisateurs (muscles, adipocytes, etc.). Bien que l’hydrolyse des triacylglycérols internes produise du glycérol, ce dernier ne peut être phosphorylé en glycérol 3-phosphate car les adipocytes sont déficients en glycérol kinase. Le glycérol 3-phosphate est fourni par la glycolyse par réduction de la dihydroxyacétone phosphate.

 

Elle est liée au fort taux d’insuline sanguine. Cette dernière active une protéine phosphatase qui inhibe  la triglycéride lipase par déphosphorylation.

 

5.2 - METABOLISME A L’ETAT POST ABSORPTIF et de jeune

A l’état post absorptif les réserves énergétiques durables se situent au niveau des adipocytes sous forme de triacylglycérols. La mobilisation de ces substrats est sous la dépendance du glucagon, de l’adrénaline et de la noradrénaline.

5.2.1 – METABOLISME GLUCIDIQUE

A l’état post-absorptif, la faible concentration de l’insuline dans le sang réduit fortement l’entrée du glucose dans les adipocytes. Le glycérol 3-phosphate et le NADPH,H+  issu de la dégradation du glucose, et nécessaire à la synthèse des acides gras et des triacylglycérols, ne sont plus produits. Ce phénomène est renforcé pendant la période de jeûne si elle prolonge la période absorptive.

 

5.2.2 – METABOLISME LIPIDIQUE

            Les principaux évènements qui se produisent sont les suivants :

 

L’hydrolyse des triacylglycérols est stimulée par l’activation de la triglycéride lipase hormonosensible par l’adrénaline (épinéphrine), secrétée par la médullosurrénale et surtout par la noradrénaline (norépinéphrine), rejetée par les terminaisons du nerf  sympathique dans les adipocytes.

 

Les acides gras libérés à l’issue de l’hydrolyse des triacylglycérols se lient à l’albumine et sont acheminés par la voie sanguine aux muscles striés et au cerveau. Ils peuvent servir aussi de source à la formation de l’ATP pour couvrir les besoins des adipocytes. Le glycérol libre est utilisé comme précurseur glucogénique dans le foie.

 

 

Figure 4 - Résumé des principales voies métaboliques dans le tissu adipeux à l’état post absorptif et pendant le jeûne.

 

 

OBJECTIFS

 

1 - INTRODUCTION

2 - SEQUENCE DES PËROPDES

3 - CHANGEMENTS ENZYMATIQUES

4 -  LE FOIE

5 – LE TISSU ADIPEUX

6 – MUSCLE SQUELETTIQUE

7 – LE MUSCLE CARDIAQUE

8 - LE CERVEAU

9 - INTERACTIONS METABOLIQUES

 

6 - muscle SQUELETTIQUE (ou strié)

Le métabolisme musculaire est spécialisé dans la production de l’énergie sous forme d’ATP pour assurer la contraction musculaire, c’est à dire un travail mécanique. Pour produire l’énergie nécessaire les muscles striés ou squelettiques consomment 30 % de l’oxygène au repos et près de 90% de l’oxygène total en activité.

 

6.1 – METABOLISME A L’etat absorptif

            A l’état absorptif, les substrats  sollicités sont essentiellement les glucides en vue de la reconstitution du stock du glycogène et les acides aminés pour la synthèse des protéines. Les muscles interviennent aussi activement dans l’élimination  efficace des acides aminés ramifiés.         

6.1.1 – metabolisme glucidique

Chez les organismes bien nourris, on assiste à deux phénomènes : un accroissement du transport du glucose et une activation de la synthèse du glycogène.

 

Après un repas riche en glucides, l’élévation dans le sang de l’insuline qui active les transporteurs spécifiques du glucose (GLUT4), entraîne un transport accru du glucose dans les cellules musculaires. Le glucose, une fois phosphorylé en glucose 6-phosphate, suit la séquence des voies de dégradation produisant de l’ATP ou celle qui conduit à son stockage sous forme de glycogène.

 

La disponibilité du glucose 6-phosphate et l’activation de la glycogène synthase par l’insuline favorisent la synthèse du glycogène musculaire surtout si le stock a été entamé au cours d’un exercice physique.

 

6.1.2 – METABOLISME LIPIDIQUE

Le muscle squelettique utilise comme source secondaire d’énergie les acides gras provenant de l’hydrolyse des chylomicrons provenant de l’intestin grêle après un repas et les VLDL distribués par le fois. L’hydrolyse est assurée par des lipoprotéines lipases. Mais la source première de l’énergie dans me muscle strié se trouve toujours être le glucose.

 

6.1.3 – METABOLISME DES ACIDES AMINES      

            Les acides aminés sont prélevés pour la synthèse des protéine ou pour leur élimination lorsqu’ils sont excédentaires (figure 5)

 

Après un repas riche en protéines le foie distribue des acides aminés en direction des tissus utilisateurs notamment les muscles striés. On observe une augmentation du prélèvement de ces acides aminés et une augmentation de la synthèse des protéines musculaires pour remplacer celles qui sont détruites depuis le dernier repas.

 

Les muscles squelettiques sont plus efficaces que le foie dans l’élimination des acides aminés à chaîne latérale non linéaire comme la leucine, isoleucine, la valine, Après la synthèse des protéines musculaires le surplus de ces acides sont dégradés comme source d’énergie dans le muscle.

 

Figure 5 - Résumé des principales voies métaboliques dans le muscle squelettique à l’état absorptif.

6.2 – METABOLISME A L’etat POST absorptif ET de jeune

 

Pendant la période post absorptive surtout lorsqu’elle est prolongée par un jeûne l’insuline est à son bas niveau. Toutes les voies de production de l’énergie dans le muscle strié sont déprimées (figure 6).  .

6.2.1 – METABOLISME GLUCIDIQUE

            La faible concentration de l’insuline dans le sang entraîne une forte réduction de l’entrée du glucose dans les muscles striés suite à la faible mobilisation des protéines membranaires de transport du glucose,  insulino-dépendantes. Le métabolisme du glucose dans ces contions est fortement amoindri.

6.2.2 – METABOLISME LIPIDIQUE

Pendant les premiers jours de jeûne suivant la période post absorptive, la source d’énergie est constituée à la fois  par les acides gras provenant de l’hydrolyse des triacylglycérols des adipocytes et par les corps cétoniques fabriqués par le foie (figure 6). En cas de jeûne prolongé sur plusieurs semaines, les muscles squelettiques se contentent uniquement des acides gras et délaissent les corps cétoniques, ce qui entraîne une élévation de leur taux dans le sang.

 

En ce qui concerne le muscle cardiaque, il est alimenté par les corps cétoniques venant du foie et les acides gras liés à l’albumine transportés par le sang.

6.2.3 – METABOLISME DES ACIDES AMINES

Il faut que la période post absorptive se prolonge par un jeûne pour commencer à observer une protéolyse importante au niveau des muscles (fonte musculaire). Les acides aminés glucoformateurs (figure 6) notamment l’alanine et le glutamate sont désaminés en pyruvate et en a-cétoglutarate qui sont des précurseurs de la néoglucogenèse. Lorsque l’état se prolonge sur plusieurs semaines la protéolyse décroît car les besoins en glucose diminuent. L’organisme s’adapte à l’utilisation d’autres sources d’énergie comme les acides gras et les corps cétoniques.

 

 

Figure 6 - Résumé des principales voies métaboliques dans le muscle squelettique à l’état  post absorptif et de jeûne.

 

6.3 – METABOLISME A L’etat de repos et au cours d’un exercice physique

Le métabolisme glucidique des muscles squelettiques peut aussi être vu sous l’angle de l’activité musculaire. Les molécules utilisées pour la fabrication  de l’ATP peuvent varier :

 

 

 

 

 

Après une intense activité musculaire l’organisme continue à respirer pour  produire de l’ATP. Ce dernier est utilisé dans le foie pour transformer le lactate en glucose en vue de la reconstitution du stock du glycogène.

 

Pour fabriquer de l’ATP le muscle strié dispose d’un autre processus. En effet il contient des quantités considérables de créatine phosphate qui, sous l’action de la créatine kinase, permet la fabrication de l’ATP. La réaction est réversible.

 

        NH2

 

     O-      NH2

       ô             

 

     ô       ô

H2N-C-NH-CH2-COO- + ATP

¬¾®

O=P-NH-C-NH-CH2-COO- + ADP

       ô

 

    ô        ô

      CH3

 

    O-       CH3

           

Créatine

 

           

Créatine phosphate

 

Pendant la phase de contraction active la créatine phosphate transfère de l’énergie et son groupement phosphate sur l’ADP pour former de l’ATP alors que pendant la phase de récupération la réaction inverse se fait pour reconstituer le stock de la créatine phosphate.

 

 

OBJECTIFS

 

1 - INTRODUCTION

2 - SEQUENCE DES PËROPDES

3 - CHANGEMENTS ENZYMATIQUES

4 -  LE FOIE

5 – LE TISSU ADIPEUX

6 – MUSCLE SQUELETTIQUE

7 – LE MUSCLE CARDIAQUE

8 - LE CERVEAU

9 - INTERACTIONS METABOLIQUES

 

7 - Le muscle cardiaque

Le muscle cardiaque se distingue du muscle strié par son fonctionnement ininterrompu, alternant contraction et relaxation. Il fonctionne en  mode aérobie et utilise un mélange de glucose, d’acides gras sanguins et de corps cétoniques. La production de l’ATP se fait essentiellement par la phosphorylation oxydative dans les mitochondries qui représentent 50 % du volume des cellules cardiaques.

 

            L’impossibilité pour l’oxygène d’atteindre ces cellules, lors de l’obstruction des vaisseaux sanguins, se traduit par la mort des cellules irriguées. Il s’ensuit une mort de cette zone qui constitue l’infarctus du myocarde.

 

8 - LE CERVEAU

8.1 - METABOLISME GLUCIDIQUE

Le métabolisme du cerveau sert essentiellement à produire de l’ATP pour la transmission de l’influx nerveux. Il possède deux caractéristiques importantes. Bien que ne représentant que 2 % du poids du corps humain :

 

 

8.1.1 – PERIODE  absorptiVE et post PRANDIALE

Chez un organisme bien nourri le glucose entrant dans le cerveau est dégradé suivant la séquence normale des voies conduisant à la production de l’ATP (figure 7). Ce dernier  est utilisée pour conduire l’influx nerveux dans les neurones grâce à l’action d’une ATPase NA+/K+-dépendante. L’énergie libérée permet la  création d’un potentiel de membrane qui produit  l’entrée de K+ dans les neurones et la sortie simultanée de Na+. 

 

Pour chaque ATP hydrolysé 3 Na+ sortent alors que 2 K+ rentrent. L’intérieur des neurones  devient  donc plus négatif que l’extérieur. Ce potentiel est transitoirement modifié lors du passage d’un signal (potentiel d’action) qui balaye le neurone d’un bout à l’autre. Les potentiels d’action constituent le principal mode de transfert d’information dans le système nerveux.

 

Figure 7 - Résumé des principales voies métaboliques dans le cerveau à l’état  absorptif. Le substrat préférentiel pour la production de l’ATP en condition aérobie est le glucose sanguin.

8.1.2 – PERIODE POST ABSOPTIVE ET de jeune

Pendant la période post absorptive le cerveau utilise le glucose provenant de l’hydrolyse du glycogène jusqu’à son épuisement. Durant les premiers jours de jeûne, le cerveau continue à utiliser le glucose, comme seule course d’énergie, fourni par la néoglucogenèse du foie à partir des précurseurs glucoformateurs (acides aminés issus de la fonte musculaire, glycérol provenant de l’hydrolyse des triacylglycérols). Il se produit ensuite un changement métabolique conduisant à l’accroissement des corps cétoniques sanguins et à leur utilisation par le cerveau comme source d’énergie afin d’économiser le glucose (figure 8).

8.2 - METABOLISME LIPIDIQUE DU CERVEAU

Le cerveau ne peut pas utiliser les acides gras libres. En cas de jeûne prolongé qui le prive de glucose le cerveau s’adapte à l’utilisation des corps cétoniques comme source d’énergie. Le b-hydroxybutyrate et l’acétoacétate, fournis par le foie,  sont convertis en Acétyl-CoA qui sont  oxydés pour produire de l’ATP. Cette adaptation à l’utilisation des corps cétoniques épargne les protéines et les acides aminés, dernière source de production du glucose par néoglucogenèse (figure 8).

Figure 8 - Résumé des principales voies métaboliques dans le cerveau à l’état  post absorptif et de jeûne. Les corps cétoniques deviennent la principale source d’énergie du cerveau.

 

 

OBJECTIFS

 

1 - INTRODUCTION

2 - SEQUENCE DES PËROPDES

3 - CHANGEMENTS ENZYMATIQUES

4 -  LE FOIE

5 – LE TISSU ADIPEUX

6 – MUSCLE SQUELETTIQUE

7 – LE MUSCLE CARDIAQUE

8 - LE CERVEAU

9 - INTERACTIONS METABOLIQUES

 

9 - INTERACTIONS ENTRE LES DIFFERENTS METABOLISMES

 

Quel que soit l’état nutritionnel de l’organisme chez les animaux, le métabolisme hépatique est déterminant et oriente ceux des autres tissus. Le foie reçoit les nutriments, les traite, élabore les substrats nécessaires à chaque tissu et les distribue. Après avoir étudié les métabolismes spécifiques et internes à chaque tissu, terminons par les différents échanges  en fonction de l’état nutritionnel de l’organisme.

9.1 - ENVIRONNEMENT DES ECHANGES : LE SANG des Animaux

Par sa fonction circulatoire, le sang assure les échanges de l’oxygène, de métabolites et des hormones entre tous les tissus d’un organisme animal. Les principaux échanges réalisés sont les suivants :

            - Transport des nutriments de l’estomac et de l’intestin au foie, du foie et des tissus adipeux aux autres tissus.

            - Transport des déchets aux reins pour leur élimination.

            - Transport de l’oxygène du poumon jusqu’aux tissus et prise en charge du CO2 produit par la respiration tissulaire et transport jusqu’aux poumons.

 

Compte tenu de son rôle d’échangeur, capable d’atteindre tous les tissus, le sang joue un rôle analogue à celui du système nerveux car ils interviennent tous les deux dans les systèmes de régulation.

 

Un individu humain adulte a un volume de sang de 5 à 6 l.

- Les trois types de cellules sanguines  à savoir  les hématies, les leucocytes et les plaquettes occupent la moitié de ce volume.

            - L’autre moitié du volume est assurée par la fraction liquide appelée plasma sanguin, constitué de 90 % d’eau et de 10 % de substances dissoutes. La composition révèle la présence de nombreux composés, substances dissoutes, ions minéraux  et  glucose.

 

Les substances biochimiques sont représentées par  les protéines plasmatiques (70 % des substances dissoutes) parmi lesquelles on trouve  les immunoglobulines (anticorps circulants), l’albumine, les lipoprotéines, la transférrine pour le transport du fer et les protéines de la coagulation.

 

Les ions minéraux (Na+, K+, Ca++, etc.) et les composés de faible poids moléculaire y sont soumis à régulation stricte car leur composition varie peu malgré les apports alimentaires. Le rein joue un rôle fondamental dans le maintien de cet équilibre.

 

Le glucose mérite une mention spéciale car sa concentration sanguine qui est de 80 mg/ 100 ml  est soumise aussi à une régulation très efficace. Le cerveau a un besoin absolu en glucose et un grand nombre de systèmes de régulation sont mis en place et en œuvre  à cette fin.  Trois hormones principales interviennent dans la régulation de la glycémie : le glucagon, l’adrénaline et l’insuline. On peut mentionner quelques effets de la variation du taux sanguin en glucose :

- Une baisse à 40 mg/ 100 ml entraîne une confusion mentale.    

- Au dessous de cette valeur apparaissent un coma et des convulsions.

- Une extrême hypoglycémie provoque la mort.

 

9.2 – Echanges inter-tissulaires

9.2.1 – Echanges inter-tissulaire à l’état absorptif

Un repas riche en nutriments (glucides et protéines) déclenche la sécrétion de l’insuline et l’élévation de son taux dans le sang. Le glucagon est à son bas niveau. On sait que les effets de l’insuline sont essentiellement d’ordre anabolique.

 

Le passage préalable de tous les nutriments par le foie permet à ce dernier  d’ajuster la glycémie et de jouer son rôle de régulateur. Le glucose alimentaire est distribué à tous les tissus. Son entrée dans les hépatocytes et  le cerveau ne requiert pas de transporteurs. Il n’en est pas de même pour les muscles et les adipocytes chez lesquels l’entrée du glucose est favorisée par l’insuline qui mobilise les transporteurs membranaires spécifiques (GLUT4).

 

Les acides aminés sont aussi distribués à tous les tissus qui en ont besoin pour le renouvellement de leur structure et la synthèse de protéines nouvelles. 

 

Les triglycérides, en provenance de l’intestin grêle sous forme de chylomicrons, sont  conduits aux  adipocytes. Ces derniers en extraient, à  leur surface, les acides gras. Les chylomicrons restants et les résidus protéiques (apolipoprotéines) retournent au foie pour récupération ou élimination.  Le glycérol est utilisé pour la synthèse du glucose.

 

La lipogenèse active qui se déclenche dans le foie à la suite d’une glycolyse active et à la formation d’un excès d’acétyl-CoA, conduit à la synthèse des acides gras et des triglycérides. Ces derniers associés à des apoprotéines forment des VLDL qui sont excrétés et acheminés vers les adipocytes pour le stockage des triacylglycérols.

 

            Après un repas il s’établit au bout de quelques heures une circulation et un échange de substrats entre les différents tissus. L’ensemble est résumé sur la figure 9.

 

 

Figure 9 – Résumé des principaux échanges inter-tissulaires entre le foie, le cerveau, le tissu adipeux et le muscle squelettique à l’état absorptif

 

9.2.2 – Echanges inter-tissulaire à l’état post absorptif et de jeune

 

Les différents substrats élaborés en réponse à l’augmentation du taux de glucagon, sont excrétés du foie et des adipocytes et transportés vers les tissus utilisateurs. Les effets du glucagon peuvent être renforcés en cas de besoin par ceux de l’adrénaline,

Le glucose provient,  dans le foie, de la phosphorolyse du glycogène (glycogénolyse) et de la néoglucogenèse à partir des précurseurs (lactate, acides aminés glucoformateurs, glycérol, et.). Ce glucose est réservé essentiellement au fonctionnement du cerveau.

 

Les acides gras, provenant de l’hydrolyse des triacylglycérols des adipocytes, sont distribués aux  muscles squelettiques. Dans le foie les acides  gras sont transformés en corps cétoniques. Ces derniers  sont excrétés pour alimenter les muscles striés et le cerveau.

 

Les acides aminés issus de protéolyse dans les muscles squelettiques sont acheminés par la voie sanguine au foie.  Les acides aminés glucoformateurs fournissent les précurseurs de la néoglucogenèse, les cétogènes sont oxydés en Acétyl-CoA pour la formation des corps cétoniques.

 

Les échanges inter-tissulaires qui se produisent à l’état post absorptif et de jeûne sont résumés sur la figure 10.

 

 

Figure 10 – Résumé des principaux échanges inter-tissulaires entre le foie, le cerveau, le tissu adipeux et le muscle squelettique à l’état post absorptif et de jeûne.

 

 

OBJECTIFS

 

1 - INTRODUCTION

2 - SEQUENCE DES PËROPDES

3 - CHANGEMENTS ENZYMATIQUES

4 -  LE FOIE

5 – LE TISSU ADIPEUX

6 – MUSCLE SQUELETTIQUE

7 – LE MUSCLE CARDIAQUE

8 - LE CERVEAU

9 - INTERACTIONS METABOLIQUES

 

 

 

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